• 11-MAY-2017

  • SOURCE: Guggenheim Bilbao

Paris, fin de siècle. Signac, Redon, Toulouse-Lautrec et leurs contemporains

Toulouse Lautrec - Jane Avril 1899
• Dates : du 12 mai au 17 septembre 2017
• Commissaire : Vivien Greene, Fondation Solomon R. Guggenheim

Le Musée Guggenheim Bilbao présente Paris, fin de siècle : Signac, Redon, Toulouse-Lautrec et leurs contemporains , une exposition qui aborde la scène artistique parisienne à partir de l’étude des principales avant-gardes françaises de la fin du XIXe siècle, à savoir le néo-impressionnisme, le symbolisme et le mouvement nabi. Paris, fin de siècle réunit les principaux représentants de ces mouvements par le biais d’environ 125 pièces entre peintures à l’huile, pastels, dessins, gravures et estampes.

La fin de siècle, à Paris, a été une période de turbulences politiques et de transformations culturelles, au cours de laquelle la longue crise économique et les problèmes sociaux suscitent l’apparition de groupes de la gauche radicale, ainsi qu’une vague réactionnaire qui envahit la France tout le long des années 1890. En 1894, le président Sadi Carnot est assassiné par un anarchiste, tandis que l’affaire Dreyfus déchire la nation, à la suite de l’arbitraire mise en accusation pour trahison d’Alfred Dreyfus, un officier d’origine juive-alsacienne. Ces évènements exacerbent les conflits sociaux et politiques existant en France entre bourgeoisie et bohème, conservateurs et radicaux, catholiques et anticléricaux, antirépublicains et anarchistes. Reflet d’une époque d’angoisse et de bouleversements, une grande variété de mouvements artistiques éclot. Ainsi, à la fin des années 1880, une nouvelle génération d’artistes s’épanouit entre néo-impressionnistes, symbolistes et Nabis. Leurs thèmes restent les mêmes que ceux de leurs prédécesseurs impressionnistes encore en activité : les paysages, l’urbanisme moderne et les activités de loisir. Mais les nouveaux venus abordent autrement le traitement de ces thèmes familiers en y ajoutant des visions introspectives et fantastiques, ainsi que des portraits sans concession de la vie sociale.

L’exposition est centrée sur ces avant-gardes, et en particulier sur quelques protagonistes de l’époque, tels Pierre Bonnard, Maurice Denis, Maximilien Luce, Odilon Redon, Paul Signac, Henri de Toulouse-Lautrec et Félix Vallotton. Avec ces artistes, l’ambition de capturer de façon spontanée un moment fugace de la vie contemporaine laisse place à des toiles soigneusement travaillées, antinaturalistes dans leurs formes et leur exécution, qui cherchent à provoquer des émotions, des sensations ou des changements psychiques chez le spectateur. Bien que leurs caractéristiques personnelles soient parfois contradictoires, ces artistes partagent l’ambition de créer un art à résonance universelle et un certain dialogue s’instaure occasionnellement entre les groupes. Dans une vision d’ensemble, cette époque agitée constitue un terreau fertile et complexe pour les théories esthétiques et philosophiques divergentes, que nourrissent les évènements turbulents annonciateurs d’un nouveau siècle.